HISTORIQUE :
Si le culte de Bacchus fut le plus répandu en gaule, celui de St
Vincent, dès l’époque chrétienne, l’emporta
sur les autres saints protecteurs de la vigne.
La Confrérie, apparue au Moyen Age, fut d’abord religieuse
(les vignerons se regroupaient pour honorer le saint protecteur local) pour
enfin acquérir une fonction corporative, devenant une unité
d’entraide mutuelle apte à offrir assistance financière
et défense des vignerons.
Actives dès le 12ème siècle, les premières confréries voient le jour :
1140 à Beziers : Antica confraria de la Galinière
1199 à St Emilion : la Jurade
Aux 17 et 18 ° s, c’est en Provence qu’elles seront les plus nombreuses.
La Révolution Française procède à leur dissolution.
La loi d’Association de 1901 autorise de nouveau les groupes vineux : en 1905 apparition de la 1è confrérie moderne : les sacavins d’Anjou.
La guerre de 1914-1918 interrompt chapitres et intronisations.
L’entre deux guerre ne voit apparaître que deux nouvelles confréries (les chevaliers du Tastevin, les chevaliers de la Chantepleure à Vouvray).
A partir de 1950, elles fleurissent de nouveau pour connaître une nouvelle gloire depuis le début des années 80
Le BUT des NOUVELLES CONFRERIES :
La renaissance des confréries à une époque de mévente des vins, dans les années 30, eut pour but principal la promotion et la défense des vins de France.
Professionnels du vin et amateurs se réunissent dans la plus grande convivialité pour partager leur amour du vin.
Les confréries vineuses se veulent ambassadrices de leur région tout en poursuivant une recherche de la qualité de leurs vins : Des labels sont attribués (chevaliers du Tastevin, Jurade de St Emilion, confrérie de St Etienne en Alsace). Beaucoup ont des délégations à l’étranger.
Les confréries bachiques sont attachées à une Fédération Internationale des Confréries Bachiques (FICB), fondée en 1964.
Ayant son siège à Paris, elle a pour mission
de :
- promouvoir les régions viticoles
- favoriser (avec modération) la consommation du vin
- éduquer le consommateur à la dégustation
- privilégier les relations inter confréries
LE CEREMONIAL :
Pour toutes les confréries, les rassemblements se déroulent selon un rituel bien établi. Héritières du Moyen Age, les confréries ont conservé les traditions à la fois religieuses et celles inspirées par la chevalerie, à savoir :
- Procession avec bannières pour honorer les saints
protecteurs de la vigne, offices religieux.
- Intronisations semblables à l’adoubement du chevalier, suivies
d’un banquet dans la pure tradition médiévale, au son
des trompettes.
- Costumes d’apparat : capes d’hermine blanche, robe rouge et
or, quelques fois lie de vin, cordons et médailles, sans oublier
la devise (ex : « Mon vin n’est pas vain »)
Présentes dans toutes les régions vinicoles françaises,
les confréries, toujours plus nombreuses et diverses (une confrérie
exclusivement féminine a vu le jour à Chiroubles) témoignent
du formidable attrait pour les vins et la gastronomie de notre pays.